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Régression du sommeil à 8 mois : angoisse de séparation et développement moteur

Points clés

  • L'angoisse de séparation (pic entre 8 et 10 mois) et le développement moteur (ramper, se mettre debout) sont les deux moteurs de cette régression.
  • La régression dure généralement 2 à 4 semaines et coïncide souvent avec la transition de 3 à 2 siestes.
  • Votre bébé peut se mettre debout dans son lit et ne pas savoir comment se rasseoir — entraînez-le en journée.
  • La permanence de l'objet se développe : votre bébé sait maintenant que vous existez même quand vous n'êtes pas dans la pièce.

Vous pensiez avoir trouvé votre rythme. Votre bébé dormait bien, les nuits étaient (presque) prévisibles. Et puis, vers 8 mois, tout se détraque. Les réveils nocturnes reviennent. Votre bébé pleure dès que vous quittez la pièce. Bienvenue dans la régression des 8 mois.

Pourquoi votre bébé de 8 mois ne dort plus

Contrairement à la régression des 4 mois (qui est un changement d'architecture du sommeil), celle des 8 mois a deux moteurs bien précis :

L'angoisse de séparation

Entre 8 et 10 mois, votre bébé atteint un cap cognitif majeur : la permanence de l'objet. Il comprend maintenant que vous existez même quand vous n'êtes pas visible. Le hic, c'est qu'il ne sait pas encore que vous revenez toujours.

Résultat : chaque micro-réveil nocturne devient une mini-crise. Il se réveille, ne vous voit pas, et panique.

Le développement moteur

Votre bébé est en plein apprentissage : ramper, se mettre à quatre pattes, se hisser debout. Son cerveau veut pratiquer ces nouvelles compétences 24h/24, y compris à 2h du matin. Certains bébés se mettent debout dans leur lit... et ne savent pas comment redescendre.

Les signes de la régression des 8 mois

  • Pleurs intenses quand vous quittez la chambre (alors que ça allait avant)
  • Réveils nocturnes avec difficulté à se rendormir
  • Bébé debout dans son lit, agrippé aux barreaux
  • Résistance aux siestes, surtout la 3e sieste de la journée
  • Collé à vous en journée, ne veut plus être posé

Ce qui aide concrètement

1. Jouez au coucou-caché en journée

Ce n'est pas qu'un jeu — c'est de l'entraînement cognitif. À chaque partie de coucou-caché, votre bébé apprend que les choses (et les gens) existent encore même quand elles disparaissent, et qu'elles reviennent. Jouez-y plusieurs fois par jour.

2. Entraînez la descente depuis la position debout

Si votre bébé se met debout dans son lit et reste bloqué, la solution n'est pas de le recoucher 47 fois par nuit. Pendant la journée, aidez-le à s'entraîner à s'asseoir depuis la position debout. Contre le canapé, contre votre lit — faites-en un jeu. En quelques jours, il maîtrisera le mouvement.

3. Ne précipitez pas vos interventions

C'est le plus difficile. Quand votre bébé pleure la nuit, votre instinct vous pousse à accourir. Mais se précipiter à chaque son peut renforcer l'angoisse ("si maman court, c'est qu'il y a danger"). Attendez quelques instants. Souvent, votre bébé se recalme seul si vous lui en laissez le temps.

4. Gardez des réponses ennuyeuses la nuit

Quand vous intervenez la nuit, soyez calme, bref et ennuyeux. Pas de lumière vive, pas de conversation, pas de jeu. Un "chut, c'est l'heure de dormir" monotone, une main posée quelques instants, et vous repartez.

5. Gérez la transition de sieste

Autour de 8 mois, la 3e sieste du soir devient souvent problématique. Si votre bébé la refuse régulièrement ou si elle décale le coucher, c'est le moment de passer à 2 siestes. Allongez progressivement les fenêtres d'éveil (2h30-3h30 à cet âge) sur 1 à 2 semaines.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Ne commencez pas le cododo si ce n'était pas déjà votre choix. Ramener bébé dans votre lit par fatigue crée une nouvelle habitude difficile à défaire.
  • N'arrêtez pas les siestes. Un bébé fatigué dort moins bien la nuit, pas mieux.
  • Ne disparaissez pas en douce. Dites toujours au revoir avant de quitter la pièce — même pour les siestes. Partir en cachette renforce l'anxiété.

Combien de temps ça dure ?

En général, la phase la plus intense dure 2 à 4 semaines. L'angoisse de séparation, elle, peut persister sous une forme plus douce pendant plusieurs mois. Mais les nuits reviennent à la normale bien avant que l'angoisse de séparation ne disparaisse complètement.

Quand consulter ?

Si les réveils nocturnes s'accompagnent de fièvre, de refus de manger ou de signes inhabituels, parlez-en à votre pédiatre. Si c'est votre propre épuisement qui vous inquiète, c'est aussi une raison valable de consulter.

Un plan qui s'adapte à la régression

DodoCare détecte automatiquement les signes de régression dans vos check-ins quotidiens et adapte le plan de nuit en conséquence. Pas besoin de deviner quoi faire à 3h du matin — le plan est là. Les 3 premiers jours sont gratuits.

Questions fréquentes

Pourquoi mon bébé de 8 mois se réveille-t-il soudainement la nuit ?

C'est probablement l'angoisse de séparation. Vers 8-10 mois, votre bébé comprend que vous existez même quand il ne vous voit pas, mais il ne comprend pas encore que vous revenez toujours. Il se réveille et panique de se retrouver seul.

Mon bébé se met debout dans son lit et pleure. Que faire ?

C'est très courant à cet âge. Pendant la journée, entraînez votre bébé à s'asseoir depuis la position debout. La nuit, recouchez-le calmement une fois, puis laissez-le trouver la solution. Il apprendra vite.

Dois-je passer de 3 à 2 siestes à 8 mois ?

C'est souvent le bon moment. Les signes : la 3e sieste est régulièrement refusée ou le coucher du soir est repoussé. La transition se fait sur 1 à 2 semaines en décalant progressivement les siestes.

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